mercredi 28 novembre 2018
pas là
Le soleil a, de son poid abandonné, irradié ma peau de flots de larmes moites. Tu n'es pas là. La rose à la fenête guette les frémissements de l'air qui aurait pu porter de ton passage sur ces rives éloignées un soupson de ton souffle. Je regarde la vaisselle entassé dans l'évier sale de ce qui reste, une assiette a manqué. J'oublie ce qu'il faut faire, des sillons égarés ce creuse autour de moi, l'espace à trop grandi... Je voudrais dire des mots, des mots qui porte loin, chatouillé ton oreille d'intime et de baisé, je voudrais dire ces mots mais les souliers du vent n'ont pas assez de pas. Je tire le rideau, silencieuse la rose fane, l'univers ébloui d'activité, de matière empilé, s'attriste de n'être pas le néant qui fait être, le néant absolu du vallon de ta taille nu.
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