mercredi 28 novembre 2018

carton

Il y a le vide, le vide de ta présence, et il y a tout cela, empilé, là, de toi, matière informe enrobée de cartons et tout cela pèse des tonnes là où c'est écrit fragile. Il y a la vie qui passe, les souvenirs comme des marionettes colorées qui joue leur comédie et il y a les rêves qui tournent tournent tournent autour pris dans un caléïdoscope merveilleux puis il y a là le vide de tout cela qui déferle en vague anodine. il y a les grincements des travers et les mélodies des corps en abandon qui font des noeuds puis il y a là le vide qui s'y pose comme une plume. il y a moi, seul, qui bat encore une mesure incertaine dans cette foire sans manège où seul tourne un train fantome. il y a de quoi mourir de rire, pourtant ce sont les madeleines qui s'expriment. il n'y a rien que des bétises, des bétises à s'en mettre plein la bouche puis des caries pleins les dents. il y a ce putain de facteur humain psychomachinchosetruc à en perdre son latin. Il y a cet amour vivant sur la mèche d'une bougie et le vent qui souffle au passage des trains. bientôt l'hivers aura achevé son oeuvre... - février 2016

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire