Tu me manques, oh oui, comme tu me manques ! Je te regarde traverser mes songes d'un pas impitoyablement fuyant vers l'horizon sombré de mes jeunes ans. Mes espoirs s'enroulent dans le ressac venant lécher ma crédule chimère à chaque vague puis s'en allant, las, crissent sur le sable sec et desert. Je n'oublie pas ! (Là est l'enfer de vivre) L'exultation des sens de jours passés où nous parcourions nos chairs, plein, ivre, où tu t'étais en ces femmes incarnés. Je n'oublie pas, non ! Les frémissements, l'effleurements des peaux et des langues que le vent marin griffe sur mes larmes en fugue lointaine doucement chuintant: Sur l'horizon tes lèvres roses s'étirent chaque matin où si peu je m'éveille mais l'océan ne se laisse franchir et je m'échoue de récifs en sommeil. Tu me manque, oh oui, comme tu me manques ! Mystérieuse bien aimé qui m'échappe. Quel nouveau masque as tu pris, quelle nouvelle ombre te dissimules et puis m'égare ? Te laisseras tu de nouveau choyer par ma main amoureuse ? qui s'écorche à creuser le sable et dont la marée saline mue chaque plaie en torche Je m'aveugle à ce soleil du fol espoir encore et encore jusqu'à la nuit venu où l'attend encore l'insomnie de mes souvenirs jusqu'au matins noirs Lorsque tes deux lèvres roses s'étirent... jusqu'au matin clair où peut-être alors ... (2007)
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