Comme les hivers parisiens, Oh mon beau parc, Sans neige et sans éclat, Te font tant ressembler A ces vieilles personnes Qui vaquent par tes allées : Ta chevelure de branche sèche Que le vent ne décoiffe plus ; Ta peau à l’herbage dru A l’écorce marquée Qui n’exhale plus Qu’une odeur ocre de terre humide ; La couleur de lait caillée De ton gravier ; Tes dents et ongles brunis ; Ton dos voûtée ; Et ce pas lent Que prends le discourt des oiseaux ; Puis ton lac Asséché comme leurs regards. Mais au creux de tes reins Derrières quelques haies encore feuillues, Juste lové contre la cours d’école Où s’égaient Les chérubins insouciants, Le thym et le laurier, La lavande et la sauge, Le romarin, Comme en leurs cœurs, Embaume encore Des parfums d’un vieil amour printanier Infiniment vivant. (2007)
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