Oh viens ma douce concubine Dont l’absence éternelle croque le souvenir Viens emplir de tumulte Ma pauvre inspiration et que je n’expire plus qu’en toi ! L’air me manque d’oxygène Et je me noie doucement dans la misanthropie des bannis A ne pas te trouver. Viens un jour sans couleur même, un jour muet et sourd ; Aux rivages insensibles, Mais dont la ligne d’horizon se laissera juste enjamber. Viens nu et sans bagage Comme un vent maritime T’allonger sur ma peau Et je serais heureux ! (2006)
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