dimanche 29 mars 2009

Puisque

Et puisque dans mes mains je n’ai plus que du sable Puisque la nuit a perdu ses étoiles dans l’air glacial Qu’à l’horizon les mirages fuient toujours devant moi Et qu’il n’y a plus d’eau pour épancher mes espoirs Et puisque les jours sont brûlants, sans ombres où s’abandonner Puisque je ne voix ni n’entends plus les songes de nos pères Qu’à mes pieds il n’y a que des débris de souvenirs coupants Et que j’ai soif encore comme un enfant aux yeux écarquillés Et puisque les cris n’ont plus d’écho et se voit lentement enseveli Puisque ma bouche se craquelle à ne manger que des couleuvres Qu’à trop hurler contre vent et marée ont en devient sourd et muet Et que j’ai tant à t’embrasser toi qui dors peut-être au bout du désert Quand bien même il ne me sera offert que la mort avant d’être à toi Qu’il me faille finir par ramper sur mes plaies suppurantes Et que là bas je trouve un océan plus impitoyable encore Je viens à toi, belle émotion, car rien d’autre ne trouve sens ici bas. (2006)

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