Pauvre plume qui se traîne lasse S’abreuvant de nos heures éperdues Titubant vaguement sur le buvard Pauvre plume ; tu pleures pour moi Les gouttes d’encre, à jamais, déchues Les mots misérables de l’espoir Pauvre plume, ivre de vie inventée, De volutes volages, de voilures lâchées, Ne te reste que le noir de mes bas fonds noyés Pauvre plume ; je te saisi tendrement pourtant Mais nos confidences, à la feuille, laissées N’ont pas le goût du sel des rivages amants Pauvre plume, pour une fois dis moi Ce que ton cœur rêve de croquis enchantés Que nous composions un conte à ta mesure Pauvre plume ; je te prête mon bras Fait fleurir les fous et fastes alizés Fait battre mon cœur de belles angelures. (2005)
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