Lorsque le monde devient trop lourd pour mes yeux fatigués Je viens là, sur ce banc Toujours celui là Je ne sais pas pourquoi La vue est sans miracle Juste belle Mais mes larmes y coule doucement Plus qu’ailleurs Es ce l’étendu d’eau qui étire mon regard jusqu’au petit âne de bronze Où la ronde des bancs et des arbres aux branches ébouriffées autour du petit bassin Es ce l’impassible cloché qui me jette un regard de biais Où plutôt les volubiles voix d’enfant qui, derrière moi, rebondissent en cascade Es ce le simple équilibre des perspectives ? Ce banc est comme hors du monde : à son extrémité et pourtant en son centre Tout est peut-être là Où peut-être es parce que j’y ai trouvé mes premières larmes d’adulte. (2006)
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