Jolie jardin ; effaçant une frontière Où tant y voit des barricades Jonchées de cadavres sanguinolents Et d’yeux fracturées de haine ; Derrière tes hauteurs se dressent, Comme une muraille infranchissable, Les immeubles du petit monde Qui du haut de son guet S’attendri sur tes attraits ; Au devant de ton esplanade se prélasse, Comme des bedeaux affairés, Les bâtisses des mondains Qui appesanti sur leurs balcons Ecoutent ton jet d’eau chanter. De ce regard croisé Ont aurait bien pu parler de guerre Et là où aujourd’hui un enfant rie Plutôt entendu le chant des batailles Mais tu es là oh mon joli parc, Comme un message d’espoir, Car entre ses deux mondes Qui vis-à-vis se dévisagent Tu as grandi couvert de fleurs ! (2006)
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