dimanche 29 mars 2009

Parc Georges Brassens 2

Doux tombeau aux verdoyants repos, Au marbre liquide et caillouteux, Fleuri d’enfants et de paisibles vieillards, Où les râles passées, les gorges saignantes, Où les bovins décapités ont fini de gémir, Pour enfin s’apaiser sous ton poumon floral. Comme dans une chanson de Brassens, L’ironie, ici, est un pied de nez : L’abattoir est abattu, le parc vivant, Et tes reliques beuglants sont figées dans la pierre Accueillant le passant pour un deuil oublié. (2006)

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