Soit sans concession, oh ma cruelle espérance, Traîne mon corps fragile sur des graviers de chimères, Pétri mon désert de jardinets assoiffés, Ne me laisse pas de répit ; Plantent tes griffes dans ma chair, A souffler des mots qui jamais ne seront qu’air, Des rires éternels qui à l’instant s’effacent, En m’offrant des matins quand les jours tombent en pluie ; Bat, bat des ailes joli papillon du chao Mais ne me laisse pas dans cette vie de rien Qui suppure et qui râle de n’avoir pas de sens, Sans ton voile de rêve. (2006)
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