M’endormir entre tes bras Comme un enfant que je n’ai jamais été Et laisser ta main, Magnanime et gracieuse, Errer Par les herbes folles de mon crâne, Peut-être débroussailler un peu Mes mauvaises pensées. M’endormir entre tes bras, Appesanti sur ton sein Qui respire sans heurt D’un rythme de berceuse, Y voguer de rêve en rêve Tel un radeau miraculé. M’endormir entre tes bras, Nu, Nu comme on naît ! Enfin (2006)
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