dimanche 29 mars 2009

Le choix à faire

Il est là, cet abysse ; En moi ; Ce vide impénétrable Qu’il faut combler D’un écho Qui me ressemble ! Deux ondes s’y rendent possible, Deux bruyantes musiques, Qui s’escriment sans se décider, Et attendent le verdict, Insaisissables. Mon esprit s’emmêle de questions, Leurs flux et leurs reflux, En houles, De synapses en dendrites, Inondent les neurones Et tournent, Et gambergent, Et gambergent, Et gambergent… Stop ! Il s’agit d’émoi ! L’espace vide demande à résonner Non à déraisonner. Ecoutons plutôt ! Les deux ondes sonnent faux, Au départ, Vagues irrationnelles d’arguments Qui s’entrechoquent, Se disloquent, Et s’enraillent, Et puis, et puis, A force d’abandon Tirant ses sens à plein poumon Se distingue l’impensable. Alors que l’une reste cacophonie, De plus en plus, en discorde, L’autre, Sous le fil des fausses notes, Des arythmies, Des larsens, S’esquisse comme une mélodie Certes encore imparfaite Certes encore hésitantes, Mais un semblant d’harmonie Trouve, dans la cavité, sa voie… : Un écho qui me ressemble ! (2006)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire