Envole toi mon corps, Déploie tes gestes dans le vent ! Je ne les déplumerais plus de cauchemars, C’est promis ! Elève toi juste de quelques rires Que je vois par dessus le barbelé des peurs, La lumière sur la plaine ; Ouvre enfin à pleine gorge Cette cage thoracique où se compriment Mes songes, Mes envies, Et prend l’air à pleine voile ; Tourné vers l’horizon ; Oh ! Gonfle toi infiniment De liqueur et de sang ; Dénoue le lierre épineux qui t’écrase Et devient moelleux comme brioche Autour de mon cœur ; Respire, Respire encore, Sans y voir le rapt d’un oxygène libre, Et nous irons par les chemins La tête haute, Le cœur serein ! (2006)
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