Cœur de flanelle dans un bain d’acide Je passe parmi vous Et, peu à peu, vos suffisances Me ronge et me dévore ; Peu à peu, trognon de cœur, Je pourris lentement Sous vos yeux rassasiés, Oxydé par vos rires. Mes graines se sont atrophiées Sous la caresse de vos méprisantes mains. Elles ne trouvent plus de page Où dessiner l’arbre De leurs destinés. (2006)
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