Cette vie, Je la jette Aux griffes des noirs nuages depuis tant de pluie déjà Elle est mienne pourtant ; Traversé de bourrasque certes mais, parait-il, de clairières aussi ! Le nez dans mes cauchemars, Je franchis des prairies bourgeonnantes sans les voir Et je rouvre les yeux Lorsque le bois tortueux est de nouveau mon ciel. Ouvre tes sens mon ami, Ouvre les vite, avant le soir des funérailles ! Il parait que c’est si beau Tous ces matins que le soleil colore peu à peu ! (2006)
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