Ce vieux monde qui, dans sa chaise roulante, Au châssis rouillé sous la peinture fraîche, N’avance plus que par un vieux reste d’élan ; Ce vieux monde là, depuis déjà longtemps, Crache des glaires acides sur le jardin d’Eden. Il a cru, un froid matin, en être banni Parc’ qu’après avoir cueilli et mangé le fruit, L’arbre ne tendait plus, sous ses yeux ignorants, Qu’une pauvre branche nue, sèche et cassante. Ce vieux monde humain, à la mamelle africaine, A l’âme européenne, aux rancoeurs orientales Et aux rêves américains, s’effraie d’agonies ; Ses deux roues, peu à peu, s’usant et s’épuisant Sur les chimères décharnés du même jardin. (2006)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire