Comment parfois le blues vous prend la main et vous promène dans des allées de fleurs fanées, où des abeilles errent d’une rose à une edelweiss pour ne sentir que s’échapper sous leurs pattes les pétales fripés entre lesquels il n’y a plus rien à butiner d’un cœur vieilli. Il vient amicalement, un doux sourire sur la lèvre et le suivre se fait simplement, sans le vouloir mais avec cœur. Pourtant comme on y aimerait voir des panaches de couleurs, des volées de pollens… Je ne sais pas bien ce soir pourquoi il est venu me prendre la main mais assis sur un coin de lit défait, j’arpente inlassablement avec lui ce sentier désolé. (2006)
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