Assis sous la lucarne, J’écoute les confidences Que murmure la pluie Aux tuiles du toit. Ces commères du ciel Caquette de bon cœur. Moi, pèlerin de douleur, Je vagabonde sur leurs histoires. Je lève alors mon visage Et plonge du regard Dans l’opaque pâleur Qui imprègne les cieux. Ce mur blanc d’infini M’avale d’une bouché. Ici tous me ressemblent Le néant, même, y pleure tel un enfant. Puis je tombe en mille gouttes Et m’éclate pesamment Sur la vitre ruisselante Où agonisant, j’attends. Le verre glacé et dur M’invite à m’écouler. Je me laisse faire. J’ai rendu les armes il y a … Lourdement, mon visage s’abat Et pénètre le papier peint. Le rire des tuiles me retient. Je souris tristement. Assis sous la lucarne, Qui sanglote doucement, Je repose un peu mon chagrin. (2006)
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