Je suis le long des plages paisibles, Au large des criques, idylles innocentes, Prêtant à l’embrun, le ressac, l’oreille, Vils oraisons, guettant le baigneur insouciant. Je suis, sur la peau, masque de jade, Perméable à ta pourpre médisance, Ne laissant qu’une douce caresse, Aux arômes épicées de canne à sucre. Je suis, perché sur les tours d’ivoire, Sous le pas du voyageur au pied sans gloire, Je vais dans l’essence des avertis, Couvrant que peu l’imprudence de tant de vie. Et qu’importe si de mes grâces Ne reste, qu’un sursis, sans souvenir, Autre Mot et merveille, le soleil aura Miroité dans leurs prunelles, sans les brûler. (2004)
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