dimanche 22 février 2009

Un clown à l’hôpital

Tu as laissé au gros cœur d’Alice, un nez Rouge empli de malice, juste une grimace Au pied d’une scène, un seau d’eau qui noie les Peines, une cabriole, dont le rire naît. De ton sourire emphatique et de tes yeux En orbite, tu jongles en mots en doubles Vestes, tant, que s’affole l’insouciance de Tous et s’esclaffent en écho la voix des anges. De son crâne déserté de son corps rongé, D’une tumeur trop maligne, trop marquée. Elle vit le cœur abandonné dans un drap gris. Tu as glissé de tes immenses savates, Tu as chanté, gesticulé en un seul acte, Alice dort maintenant, dans un sourire ! (2002)

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