A toi qui flottes, sans rien vouloir, Au côté de mon pas sans gloire. Même qu’il cahote, même qu’il boite, Même qu’il trébuche ou qu’il déboîte, Même qu’il souffre, même qu’il aime, Même qu’il parte, et qu’il se sème. Je te dédie dans un poème, Ces mots simples tout en ébène, Tant de pardons, tant de mercis ! Pardon pour tout, sans le vouloir, Qui a déçu, qui a blessé. Même petit rien, même dérisoire, Petit moustique qui t’ais piqué, Petite brise qui t’ais giflé, Je me la rends sans hésiter. Je te dédie comme on blasphème, Ces pures notes d’une voix d’éden, Tant de pardons, tant de mercis ! Merci pour toutes ces heures à voir, Les mêmes parfums, les mêmes récits. A partager joies et déboires, A soulager mon mal de vie, A s’affronter sans jugerie, Sincérité des vrais amis. Je te dédie comme un enfant, Sait dire : je t’aime à sa maman. Tant de pardons, tant de mercis ! Tant de pardons…, tant de mercis… ! (1999)
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