dimanche 22 février 2009

Poète

Le cœur en balade, Egaré sous des nuages amants, Bien loin de ces rades, Où ronge sans fin la rouille des ans, Tu espères l’obsidienne, Qui enflammera ces bouts de brindilles, Vestiges d’un Eden, Noyés sous l’ombre des broutilles. Au glas d’une chimère, Evadé dans des brumes errantes, Sur les chemins de terre, Vierge du viol barbare des puissants, Tu songes, d’un espoir Centenaire, que vivre, fort de respect, Est un simple miroir, Sans far ni rimmel à nos reflets. Sous les flots d’un vertige, Enlacé à la folie, effilant Tant de hordes fustigent De moutons, fils de loups charlatans, Tu jongles, de quelques Rimes et métaphores, insoumis, Haletant de verves, Exilé par l’âpre ironie. L’âme, mélos-mélis, Emmêlé de tourbillons tumescents, Parmi la féerie De mille spectres bardes évanescents, Tu écris, la plume Au vent, à l’encre des nuits sans sommeil, Ce que ta peau hume, Sous la fraîche caresse d’un rémeil. (2002)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire