Il pleut des rimes, sur les plaines dépouillées, Sur les parterres pétrifiés, de ma peine. Des rimes trempées à l’encrier de prunelles, Parsemées de rides, de pourpres lacérés. C’est dans le ventre de la terre, dans les tourbes, C’est au fond des stances bucoliques, Que je trouve encore les pastels d’un regard, Dont l’ovale s’évide quelque part au delà. Alors je cours la moindre virgule oubliée, Le long des épitaphes noircies de sagesse ; Je franchis des kilomètres de papiers froissés, En quête de l’aube d’une paupière étonnée, Pour que fourmille un peu de salut sous les flots, Pour que s’apaisent les ouragans de corbeaux, Pour que je sente couler la fraîcheur des rus, Et que la paix revienne en mon âme noyée ! (2004)
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