Petits doigts folâtrent au bout de mes pieds, Ils narguent la vie, à ne pas vouloir s’arrêter. Petits doigts s’ébattent au bout de mes mains, Ils targuent à la vie, de vouloir être galopins. Et sous tes chatouilles, père, ils dansent, Suivant le tempo d’éclats de mes rires, Qu’a tout va, dans les airs, je lance. Ils dansent, en tout sens, à n’en plus finir. Et sur tes côtes, père, ils composent, Des tendres mélodies de fou rire, Qu’à tout vent, un moment, tu oses. Ils composent, en prose, pour deux rires. Petits doigts folâtrent de mains à pieds, Ils se targuent à la vie, d’y faire des embardées. Petits doigts s’ébattent, font pieds et mains, Ils narguent la vie à composer, sans fin, des rires. (2004)
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