Homme hypocrite, qui marque tes dévers De barreaux de plomb, forgés en grains de vers Mère, éventrée sur de vieux sommiers rouillés Etendues, crucifiées par le joug des piétés ! Clone vierge, gavé de croyances impies, Brimé de raisons aux vérités de faïences, Les yeux teints du filtre des correctes démences, Les lèvres lissées du juste pourpre écrit ! Auteur des détresses, victime de faux biens, Vêtu de pantalons à pince aux poches trouées ! Ame badine, qui brûle le jour du prochain, De larmes de déchets, de fleuves de méfaits ! Bourreau, sous la peau d’obscènes droitures, Fiers de prendre de haut le gardien de nos os, Changer ces traits ; chaque mont bout de Lego, Chaque forêt, le coffre fort de billets verts ! Esclave mondain, enchaîné de palabres A l’illusion des traverses sans barrière, Par l’horizon encadré des petits écrans, Reflet voilé de notre exil de néant ! Signez à l’encre sympathique ce sermon, Sur une poussière d’épitaphe gravée Au chevet de nos ancêtres laissés crever A la guerre : « inconnu que l’espoir morfond ! Que reste des regards éperdus, emmêlés D’entre silence, de bonhomie sauvage ? S’écrase-t-il sur le mur de nos dévers Ereinté d’avoir rêvé des dessins d’un père ? » (2003)
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