De ce temps emporté dans les pleurs et les cris, Ton destin s’est noyé, en délaissant la vie. Toutes ces sombres heures, que j’ai eu de mépris, Tous ces dieux que je meurs, cherchant une hérésie ! Les mots restent sans voix, étalés sur la pierre, Leurs cris et leurs émois, n’ont pas de marche arrière. Ton regard s’est vidé, figé comme la pierre, La vie va sans pitié, t’a ramené à la terre ! Mon très cher, mon ami, mon frère, mon pote, Mais qu’es-tu devenu, où le trépas nous porte ? Moi je n’y ai pas cru, mon cœur te vit encore, Ton regard reste en vue, ton souvenir me mord ! Et continuer, survivre sous le poids de l’absence, Ecrire notre livre malgré ce goût rance, Porté la flamme ivre sur des plaines immenses, En sachant que vivre n’est qu’une simple errance. J’ai appris qu’exister est accepté « mourir », Que le temps est trop court pour s’arrêter de rire. Tu as eu jusqu’au jour, la force de sourire, Gober ta destinée, en si peu d’avenir. Mon très cher, mon ami, mon frère, mon pote, Soit à ce jour repu, où le trépas nous porte ! Ta vie nous a ému, mon cœur te vit encore. Ta voix résonne : A plus, ton souvenir me mord… ! (1999)
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