lundi 16 février 2009

Mes nuits de mirage

Le réveil au matin brûlant de ton absence, Je cherche ton sourire au fond de mes carences. Les yeux encore brumeux de ces heures sauvages, Passées à tes rives dans mes nuits de mirage. Je caressais ces berges, parfumées du désir, De mes mains sur ton corps, naviguant à jamais, Sur l’océan des peaux, les vagues du plaisir, Où tardent mon voyage dans d’ultimes attraits. Et s’élancent ardents tes tétons en transe, Guidant tes bras vers l’alizé de mon être, Enflé du désir de mélanger nos essences, Dans une danse rythmée au sang de nos deux êtres. Le réveil au matin brûlant de ton absence, Je cherche ton sourire au fond de mes carences. Les yeux encore brumeux de ces heures sauvages, Passées à tes rives dans mes nuits de mirage. Je glisse lentement ces dernières dentelles, Qui découvrent enfin l’orée de tes lagunes, Où je plonge haletant sous ta peau d’écume, Elançant nos corps d’une secousse irréelle. L’étreinte des souffles, entremêlés d’émoi, Nos sexes embrassés dans ces heures étrangères. Je débusque ton corps, j’y pénètre ta chair, Pour vibrer la jouissance de nos tendres ébats. Le réveil au matin brûlant de ton absence, Je cherche ton sourire au fond de mes carences. Et ce temps déjà loin de ces mers sauvages, Il ne me reste plus que mes nuits de mirage. (1999)

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