Astre des mers, tout de flots vêtus, Etoile de l’enfer, des profondeurs venues, Tu brûles ma chair. J’ai repris ton fardeau, Job, Pour un temps, Et cette étoile est mon bourreau, Impitoyable corbeau, Qui me conduit en déviance, Dans l’âtre des damnés. Je suis, il le faut, Job, Pour ce temps, Le martyr illuminé du destin, Et j’espère voir de cette faveur, S’ouvrir des espérances, Pour l’enfant à venir. Petite bête qui m’éventre sans égard Démon naïf, qui ronge mon ventre Je ferais de toi l’avenir. J’empêcherai, bout d’homme, ses cornes, D’envahir ta tête, Et je noierais tes flammes impitoyables, Sous ma tendresse. (2004)
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