samedi 28 février 2009

L’essence perdu

* Où es-tu, vieille homme, qui nous lisait, alors, Dans les secrets du mistral, l’envol des oiseaux, Ce que seraient les ombres et les aurores A venir. L’oracle s’est éteint sous l’assaut Des mesures, des chiffres et des machines, De la science nouvelle au regard de fouine. L’orgueil est numéraire en se temps de béton Et se perdent nos sens sous le joug des matons, Nos narines sont sèches, nos oreilles atrophiées Nos yeux ne voient que des hordes de spectres Effaçant la couleur, dans les jardins d’été, Incrustant nos rétines d’ombres binaires. Oh toi ! Vieille homme qui su bien avant cela Sentir de tes yeux, ta peau, et tes oreilles, Le temps doux des cerises, des vendanges, Tu sais que ces appareillages d’apparat N’ont rien compris à la terre et son chevet, Qu’ils épuisent sans relâche ni regret. Je te cherche éperdument parmi ses miasmes. Apprends-moi ces dictons, ces idiomes savants Qui donnent de quel art s’écoute la nature, Comment redevenir son symbiote avenant, Celui qui dans le ciel entend la confidence, Et n’a besoin de sondes pour vivre éperdument.
** Toi grand raisonneur, qui dans tes tubes à essais A vu la vérité de tout et plus encore, Regarde le monde et se qui reste de bonheur. Est-ce assez pour tes airs de cadors ?

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