Je suis de ces gens-là dont coulent dans les veines, Quelques larmes du monde et le flot de ses peines. Dont la peau de chagrin et le cœur de vers, Ne forment qu’un écrin à l’écho des misères ! A chaque mélodie que nous jouent les enfers, La peau pourprée de larmes, des bris d’un cœur défait En mille éclats de rimes dévorant à mes plaies, Me brûle la soufrière de l’écho des misères ! « Ô rengaine des utopies ! Ronge à nos mémoires, Ces folles inquisitions, dont se joue de pouvoir L’incessant ballet du phénix né de la haine ! » Je crie en vain ce clame, face au rire des hyènes, Et ce fardeau m’écrase, et je passe mon tour ! Mais l’écho des misères y résonne toujours ! (2002)
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