* Oh mon dieu, Donner quelques mots ! Quelques mots, Qui soignent nos maux ! Oh mon dieu, N’être plus ce grain de sel, Dans la plaie d’un autre. N’être plus, l’écharde innocente, Qui mord la fragile semelle, D’un pas sans destinée, D’un pied assoiffé d’aube. Oh mon dieu, Si les anges n’ont pas d’ailes,Si vous n’êtes pas, Et votre nom n’est qu’un songe. Que je rêve alors un peu, D’un océan sans amertume, D’une ode sans sorcière. Oh mon dieu, Je ne souhaitais qu’un peu d’eau, Pour que voguent mes histoires, Pour que nage mon rire, Et patauge ma langueur. Mais quelqu’un s’y est noyé, Et je flotte sur son regard. Oh mon dieu, Donner quelques mots ! Quelques mots, Qui soignent nos maux !
** Donnez-moi, Donnez-moi des raisons de créer, De faire de quelques bouts de glaise, L’aube d’une grande beauté, De bâtir de quelques mots, Des récits sans pareils, Des contes donnant la vie, Des poèmes en baiser. Donnez-moi, Donnez-moi un peu d’eau fraîche, Que cette glaise ne craquelle, Avant d’avoir offert le jour, Avant que le sang l’est baignée, De trop de cris, de trop de leurres, Avant d’avoir perdu l’éclat, De sa noblesse paysanne. Donnez-moi, Donnez-moi ce qui reste de rêves, Au fond des caves insolites, Sur les rives des terres sauvages, Au confins de l’humanité, De l’espérance et de nos cœurs, Que je puisse exister un peu. (2004)
** Donnez-moi, Donnez-moi des raisons de créer, De faire de quelques bouts de glaise, L’aube d’une grande beauté, De bâtir de quelques mots, Des récits sans pareils, Des contes donnant la vie, Des poèmes en baiser. Donnez-moi, Donnez-moi un peu d’eau fraîche, Que cette glaise ne craquelle, Avant d’avoir offert le jour, Avant que le sang l’est baignée, De trop de cris, de trop de leurres, Avant d’avoir perdu l’éclat, De sa noblesse paysanne. Donnez-moi, Donnez-moi ce qui reste de rêves, Au fond des caves insolites, Sur les rives des terres sauvages, Au confins de l’humanité, De l’espérance et de nos cœurs, Que je puisse exister un peu. (2004)
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