J’ai regardé dans le miroir de la mort, Y trouver l’ombre de ton regard. Je n’ai aperçu que des souvenirs aux reflets lacrymaux. Pourtant se trouvait l’écho de mon bonheur dans chacun de tes rires, L’harmonie de mes mots sous tes paroles, Le jumeau de mon âme à chaque trait de ton esprit. Mais tes orbites reste muettes, dures et froides comme un linceul de plomb. J’ai alors fermé les yeux. Aux portes du sommeil tu m’as rejoint. Tu as bu mes larmes dans le calice de nos insouciances passées, Et le pain de nos mémoires nous a unis. Ivre de franchir l’opale des mues éternels, Dorénavant nous traversons la vie, la mort, Côte à côte. (2003)
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