Si la vie porte mal ses enfants A ne leurs laisser que trop d’éphémère, Trop de partialité entre leurs œillères, Que reste alors quand sonne l’oliphant ? Une houle de larmes où chavirent les cœurs ? Le silence du plomb baigné de pourpre ? Une plaie purulente sur l’horizon ? Ou quelques héros à la gueule cassé ? Faut-il toujours que l’horreur brise les âmes, Pour que naisse le vœu d’être humble ? Que la faucille décime les champs d’insouciances Pour que se retrouvent les regards voilés ? Dame nature qu’as tu fait ici-bas ? Es-tu donc si lunatique, si étourdie, Que de confier à la détresse, Tant de beautés et de fragilités ? Est-ce là ta promesse d’éternité ? Toujours perdre l’élan des plénitudes, Pour replonger vers de nouveaux équilibres, Comme un vieux bilboquet fendu ? (2003)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire