Les mots ont certes des beautés, De leurs courbes sensuelles, Et dans leurs résonances, Mais ne suffisent pas, A peindre nos envers. Difficile de croire les humbles sentiments, De leurs belles grandeurs se contenter alors, De l’espace réduit du seul mot « amour ». Ou la richesse immense qui peuples bien la terre, Survivre dans la cage de ce tout petit « monde ». Difficile encore, de se résoudre à croire, Chaque mystère enfoui cachant son vers en « dieu ». Ou bien encore de faire, de tout nos beaux esprits, De tout ce qui rapproche alors nos destins, Sous la coupe sociale, sonner « l’humanité » Ils n’existent qu’au creux des charades et poèmes. Ils ne sont que les mailles, se fondant dans l’essence Des phrases imminentes. Ils ne sont que l’émail, devanture fragile, De se que l’on perçoit, De se que l’on ressent, De ce que l’on veut dire, Irrémédiablement. (2004)
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