J’ai trouvé derrière la porte, Mon père au coin du sort. La marée noyant les yeux, si pur. Le silence aux lèvres, si dur. Que dire de cette déchirure ? J’en tremble au mot d’effroi. Ces premières notes humides, Jamais jouées devant moi, Comme un mythe qui se ride ! Un idéal qui s ‘abjure ! Elle est partie le mal fait, Sans voir sa vie qui se défait. Elle a fuit ces mots jetés, Que la vieillesse lui a dicté. Elle qui l’a mis au monde, Lui voue ce jeu immonde. J’ai le cœur en feu, De voir mon père à terre, De voir l’âge être amer, A n’en souhaiter si peu : Que s’éteignent ses jours ! Que la paix règne à ce jour ! (2000)
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