mercredi 25 février 2009

La prison des Sentiments

* Ô ! Sentiments humains, nous dépècent le cœur, Vivent en pluies des chagrins, sous l’aile des bonheurs, S’enveloppent des habits, d’un battement mis à nu, Enfer et féerie, abritent dans leurs flux ! La raison ? C’est bien beau mais cette girouette Ne sait à quel sein se voue le sang des houles ! Elle s’englue de doutes et s’empêtre d’idées, A ce sable mouvant des cœurs coagulés ! Un bouillon de souffre, au milieu d’un Eden. Une douceur d’automne au tréfonds d’une ortie. Distillent de nos vies abreuvées dès l’étrenne ! La rosé du matin charrie tant émotions Et le souffle premier s’expire dans un cri ! Ouvre les yeux, petit, ce flux est ta prison !
** Fatale brûlure de mon sang embrasé ! Labyrinthe des sentiments, fou aliéné, Par où je vaque, d’une passion éperdue, Car la morne raison, se perd en pas déchu ! Quels chemins où j’erre, se trouvent deux issues, Gardées par la charade d’un savant parvenu : « La vérité s’effondre où commence le choix Entre les goûts du monde et les vers à soi ! » Il n’y a de solution qu’au péril des plaies ! Et souffre la leçon à l’âme qui ne sait, Quelles lames ébrouées damnent de moindres maux ! Oh vestales de chair ! Guidez-moi par les ronces, Ma piste de galets s’est usée dans les eaux ! Je n’ai plus les repères qui glanent la réponse.
*** Je suis ligoté aux chevets de ma langueur. Et ne reste qu’un songe à mon âme en sueur. Mes veines confidences resserrent ces drus liens, Qui me tiennent à distance de ce tendre écrin ! Les yeux pleins de cendres, la peau à vif, en vain, J’ébauche ses formes, re-sculpte ce corps nu ! Je caresse l’accord d’une guitare perdue, Aux cordes enrouées du silence des mains. Oh viens ma princesse sur mon corps trop ému ! Laisse-moi enlacer, mordre au fruit défendu De tes lèvres de sang, que se taisent ces maux ! Dénoue les liens du silence, enfer des cœurs, Que s’entremêlent nos haleines, nos odeurs ! S’ébatte de délices, la douceur de nos peaux !

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