J’ai rêvé d’une vie qui te ressemble un peu ! Quelques feuilles de chanvre sur le bout du cœur, Un petit air de guitare dans le fond des yeux, Une tasse de thé menthe le long des humbles heures. J’ai laissé les nuages fuir sous mon regard, Le long des sillons creux du sommeil oublié. Mon âme s’est égarée, peu à peu perdant Le long des aubes, le chemin de mes songes. Je passe, comme l’ombre d’un spectre damné, Dans les méandres des rues, traquant les revers Des opuscules, des mélopées abrogées, Y trouver le paisible asile des vers. Je ronge les horizons, y croire un mouton Sur le plafond éternel, mais ne médite Que des étoiles en éclats de diapason, Gardiennent des beautés de ton doux repère. Et je sais que scintille quelque part, non loin, La candeur de ces simples gorgés de bonheur, Que tu réinventes sur l’ambre d’un clavecin, Du bout des doigts, sans mot, sans glas, sans pudeur. Tend moi une de tes odes opalines, Que je repose mon écrin sous ta lyre, Que s’adoucisse sous le pinceau de notes, Ma peau écorchée par l’insomnie du monde. (2003)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire