Il vient comme milles serres enflammées, Dans les plaines et par les hauteurs. Le souffle éteint des mortes âmes, Qui descend sur la terre pour le pêcheur ! Il enveloppe la vie sous son drap, L’enserre pour mieux la suffoquer, Brûles les doigts sous son pas, Gerce le cœur de sang gelé ! Ils nous isolent, nous enferment. Plus rien ne vient et tout s’en va. Le corps, vidé de toute germe, Saigné à blanc ; reste le froid ! (1999)
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