Dans la forêt, Un homme se promène paisiblement. Soudain la nuit le surprend. Il prend peur, Il s’enfuit, Il se cache, Mais il ne peut lui échapper. Elle le traque, Elle l’encercle, Elle le mange. Alors il se recroqueville, comme peut: La tête enfouie, Les yeux cachés, Les oreilles bouchées, Ne formant qu’une pelote sombre. Et il reste comme cela, Jusqu’au matin. Apaisé alors par la douce lumière Qui vient tendrement le caresser, Il reprend son chemin d’un pas bien léger. (1993)
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