dimanche 22 février 2009

Elle était jeune…

Tu étais jeune, un sourire au cœur, allant Par les dédales de la vie, le pas sûr, arrogant, Vers je ne sais quel rêve, vers quel avènement, Réécrire le monde, plus beau, plus haut, plus grand ! Tu as souhaité la lune et le soleil ami, Que la distance soit sa raison d’être franchie, Qu’un rien donne naissance d’une poésie, Simple et légère, d’après un baisé sous le gui Tu étais jeune, et gommais la pluie d’un éclat De rire, embrassé d’une note d’ocarina Aux mille reflets d’eau claire, noyant le tracas, Que la vie ne puisse être un songe, un beau lilas ! Il était jeune, la rage au ventre allant Chercher l’autre vérité, qu’un rêve d’enfant, Pour prouver sa valeur, sa place, son firmament, Dans le regard des autres, admirer son sang ! Il a souhaité vivre sans être ralenti. Que soufflent au vent les raisons et les avis, N’importe, que le rire, le plaisir, sans prix A payer, pour exister au glas d’un abri ! Il a ravagé sans égard la poésie, Séparé lune et soleil, écrasé le gui, A désaccordé les notes d’ocarina, Asséché les reflets, arraché les lilas ! Il t’a violée ! Pourquoi ? (2002)

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