lundi 16 février 2009

Désir

Je suis ligoté si proche de ma joie, Je ne peux qu’en rêver l’âme aux abois. Et me débattre en resserre les liens, Qui me tiennent à distance de ce tendre bien ! Oh chercher en vain cette sculpture désirée, Courir éperdu ces formes égarées, C’est tout l’enfer de cette destinée, Contre laquelle je combats effréné ! Viens ma princesse sur mon corps haletant, Laisse-moi caresser ton corps avenant, Mordre au fruit défendu de tes lèvres, Sentir la douce chaleur, ton être ! Ouvre ces liens qui refoulent mes désirs, Laisse nos corps s’étreindre de plaisir, Qu’ils s’entremêlent nos haleines, nos odeurs ! Et s’ébattent de délices, que jouissent nos cœurs ! (1998)

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