Je suis ligoté si proche de ma joie, Je ne peux qu’en rêver l’âme aux abois. Et me débattre en resserre les liens, Qui me tiennent à distance de ce tendre bien ! Oh chercher en vain cette sculpture désirée, Courir éperdu ces formes égarées, C’est tout l’enfer de cette destinée, Contre laquelle je combats effréné ! Viens ma princesse sur mon corps haletant, Laisse-moi caresser ton corps avenant, Mordre au fruit défendu de tes lèvres, Sentir la douce chaleur, ton être ! Ouvre ces liens qui refoulent mes désirs, Laisse nos corps s’étreindre de plaisir, Qu’ils s’entremêlent nos haleines, nos odeurs ! Et s’ébattent de délices, que jouissent nos cœurs ! (1998)
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