samedi 28 février 2009

Copain

Main à main, d’une communion mutuelle, De nos sangs enlacés, je vous baptise « Frère », Et traverse l’antre des fraternités éternelles, Dans l’opale mielleuse de vos gaudrioles. Nous dévalons les trottoirs de nos rires, Et émiettons les rues, grises et froides, De taquineries et minauderies indolentes, Emaillant de pastels les échos éphémères. Nos pas dodelinent, d’une même mélodie, Par les prairies de songes et les terres noires. Et les cailloux mordent nos talons vainement, Brisés sous la semelle de nos chimères. Et les ogres, mêmes, n’osent nous dévorer, Epuisés par l’ardeur de nos farandoles, Qui courent et parcourent, nos bras tressés à jamais, Les chemins de l’amitié évanescente ! (2004)

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