Le cafard est le fou rire de l’âme en peine. Naissant au hasard de modiques boniments, Il s’éveille d’un coup d’un seul au premier vent. Nous possède, ostensible et insolent. Il nous secoue de spasmes, la larme à l’œil, Nous traîne sans fin dans ces éclats obscènes. Il nous oublie, à ces manières, sans gène S’étale, négligent les flammes de l’orgueil. Il nous tord les boyaux à n’en plus d’air trouver, Nous étouffe dans l’excès, la mine marquée. Mais quand d’un dernier souffle, il s’apaise enfin ! Ne laisse place qu’à la plénitude des saints. Ris en moi cafard, ces heures sont les tiennes. Après ton dernier râle, elles seront sereines ! (2001)
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